Contamination des huiles par de l’eau : Origines des pollutions aqueuses.

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Contamination des huiles par de l’eau.

La contamination des lubrifiants peut entraîner une perturbation importante des performances des organes de guidage et de support des machines tournantes, en augmentant notamment la puissance dissipée ainsi que la température de fonctionnement. Dans les cas les plus sévères, ce problème de pollution peut conduire à une usure prématurée voire une défaillance des paliers et butées. Plusieurs types de polluants peuvent être à l’origine de la dégradation des conditions de lubrification. On distingue par exemple, les pollutions par particules solides comme les poussières et les particules d’usure ou de rouille. Ce genre de pollution s’avère le plus nocif et doit par conséquent être arrêté dès la constatation des premiers symptômes. D’autre part, la pollution par de l’eau, constitue l’un des contaminants les plus répandus et les plus dangereux, se classant juste après les pollutions par particules solides.

Origines des pollutions aqueuses.

Il y a différents modes de pénétration de l’eau dans les circuits de lubrification ou modes de contamination, et certains de ces modes sont communs à plusieurs domaines de l’industrie, comme par exemple la condensation de la vapeur d’eau contenue dans l’air, au niveau des réservoirs d’huile qui sont souvent exposés à l’air ambiant afin de les conserver à la pression atmosphérique. Cette condensation résulte surtout du changement cyclique de température « jour-nuit » qui rend ce phénomène continu et non limité. En corrélation avec ce phénomène, il faut tenir compte de l’absorption directe par le lubrifiant de la vapeur d’eau à partir de l’air, cette absorption dépend énormément de la température et de l’humidité relative du milieu ambiant.

D’autres modes de contamination peuvent apparaître dans des cas plus spécifiques, comme ceux résultant des défauts d’étanchéité, séparant l’huile de l’eau, dans les turbines de navires ou de sous-marins. Des défauts d’isolation entre l’huile et l’eau ou la vapeur d’eau sont fréquents aussi dans le monde des alternateurs électriques et des turbines à vapeur. Des endommagements dans les circuits de refroidissement, surtout au niveau des échangeurs thermiques, peuvent conduire à des pénétrations d’eau plus importantes dans les circuits de lubrification.

Un dernier de ces modes de contamination provient d’une procédure volontaire de maintenance, il concerne le cas des paquebots dont les circuits d’huile sont menacés par une autre contamination : le sel marin. Une ancienne méthode, pour débarrasser l’huile de son acidité, est connue par les responsables de maintenance de ces paquebots : le rinçage de l’huile par de l’eau suivi d’une centrifugation pour séparer l’eau. En 1961, Bryce et Roehner ont préconisé des conditions pour ce rinçage afin de présenter une solution efficace pour débarrasser l’huile du sel marin qu’ils ont jugé très nocif. La centrifugation ne pouvant pas débarrasser parfaitement l’eau de l’huile, l’existence de petites quantités d’eau dans les circuits d’huile, après cette maintenance, ne peut être évitée. Ces informations s’avèrent suffisantes pour confirmer que, dans la majorité des cas, la pollution aqueuse des circuits de lubrification est inévitable. Par conséquent, les industriels ont recours à des mesures fréquentes, afin de connaître en permanence la quantité d’eau contenue dans leurs circuits. Après comparaison avec le seuil maximal permis, ils peuvent décider de changer l’huile au moment convenable, afin de respecter les consignes de sécurité.

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