
Alors que plusieurs régions françaises connaissent des températures dépassant les 35°C et que les épisodes de chaleur extrême se multiplient d’année en année, les industriels doivent désormais composer avec une contrainte supplémentaire : l’impact direct de la chaleur sur leurs outils de production.
Longtemps considérées comme un phénomène ponctuel, les vagues de chaleur tendent à s’installer durablement dans le paysage industriel. Pour les sites de production, cette évolution soulève de nouvelles questions en matière de performance opérationnelle, de consommation énergétique et de continuité d’activité.
Car la chaleur n’affecte pas uniquement les bâtiments. Elle exerce également une pression croissante sur les équipements qui assurent le fonctionnement quotidien des usines: moteurs électriques, systèmes de ventilation, pompes, compresseurs, variateurs de vitesse ou installations de refroidissement. Lorsque les températures augmentent, ces équipements doivent fournir davantage d’efforts pour maintenir les conditions de fonctionnement requises, avec à la clé des consommations énergétiques plus élevées et des risques accrus de dégradation des performances.
Cette problématique concerne un grand nombre de secteurs industriels, de la chimie à l’agroalimentaire, en passant par le papier, la métallurgie ou encore les infrastructures critiques. Dans certains environnements, quelques degrés supplémentaires peuvent suffire à réduire l’efficacité de certains équipements ou à accroître les besoins en refroidissement, avec un impact direct sur les coûts d’exploitation.
« La question n’est plus de savoir si les industriels seront confrontés à des épisodes de chaleur extrême, mais comment leurs installations vont y répondre. Les fortes chaleurs deviennent progressivement un paramètre d’exploitation à part entière, au même titre que le prix de l’énergie ou la disponibilité des matières premières », explique Alexandre Ruinart, ABB France.
Face à cette nouvelle réalité, les industriels cherchent à renforcer la résilience de leurs installations. L’amélioration du rendement énergétique des moteurs (un SynRM, sans aimant, chauffe beaucoup moins que les moteurs avec), le pilotage plus fin des équipements grâce aux variateurs de vitesse ou encore l’optimisation des systèmes de refroidissement constituent autant de leviers permettant de limiter les surconsommations et de préserver les performances de production.
Au-delà de la seule question énergétique, les épisodes de canicule mettent en lumière un enjeu plus large: l’adaptation des infrastructures industrielles à un environnement climatique de plus en plus contraint. Une problématique qui pourrait rapidement s’imposer comme l’un des nouveaux défis de compétitivité de l’industrie française.
Nous restons à votre disposition si vous souhaitez échanger avec un expert ABB sur les impacts des fortes chaleurs sur les équipements industriels, les stratégies d’adaptation des sites de production ou les solutions permettant de concilier performance énergétique et résilience opérationnelle.
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