Shell prévoit de céder une soixantaine de stations-service situées sur les autoroutes françaises, ainsi qu’une quarantaine de postes. Cette décision s’inscrit dans une stratégie mondiale de réduction de son réseau de distribution : le groupe veut fermer ou vendre 1 000 stations dans le monde d’ici fin 2025 afin de se recentrer sur les lubrifiants haut de gamme et les bornes de recharge électrique.
Les stations concernées ne sont pas directement détenues par Shell mais exploitées via des contrats avec des concessionnaires autoroutiers comme Vinci, Cofiroute et ASF. Le futur repreneur devra reprendre ou renégocier ces contrats, ce qui complique la transaction. Aucun acheteur potentiel n’a encore été annoncé.
Cette cession intervient dans un contexte tendu : depuis le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran début 2026, les prix des carburants ont fortement augmenté, entraînant une baisse de la consommation en France. Malgré un cessez-le-feu et la réouverture partielle du détroit d’Ormuz, les prix restent élevés.
En parallèle, les stations-service indépendantes traversent une crise distincte : beaucoup peinent à rester rentables et à financer leur transition vers les bornes électriques. Selon une étude de Mobilians, 41 % des exploitants indépendants envisagent d’arrêter la distribution de carburants d’ici 2035.
Enfin, le gouvernement français étudie un projet de plafonnement des marges sur les carburants, vivement critiqué par les distributeurs, qui estiment déjà leurs marges très faibles. Le principal enjeu reste désormais l’identité du repreneur et l’avenir des salariés et gérants concernés.
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