Pendant quatre jours, les innovations industrielles seront à l’honneur au salon Global Industrie de Lyon, du 7 au 10 mars. Tour d’horizon d’une édition 2023 qui promet d’être immersive.

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C’est au Conservatoire national des arts et métiers, dans l’enceinte même de l’ancien prieuré bénédictin de Saint-Martin-des-Champs, dans le 3e arrondissement, à Paris, que les organisateurs avait donné rendez-vous à la presse, mercredi 14 décembre, pour dévoiler l’édition 2023 de Global Industrie. Ce 5e opus se jouera dans la capitale des Gaules (le salon étant organisé en alternance avec Paris et Lyon), du 7 au 10 mars. A Eurexpo Lyon, cette grande exposition industrielle réunira 2 300 exposants sur 100 000 m². Et à 83 jours de son ouverture, les organisateurs ont déjà pu affirmer un taux de remplissage de 90 %, avec un tiers de nouvelles sociétés.

Affichant le slogan « L’industrie se mobilise », l’objectif du salon est, selon les mots de son directeur Sébastien Gillet, de « permettre aux industriels de tirer parti des grands enjeux du moment, en leur apportant des pistes technologiques et de réflexion, et que l’industrie française en ressorte grandie ». Et pour cela, le pays avait besoin d’un grand événement professionnel, capable de rassembler plusieurs milliers d’exposants pour attirer plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.

C’est en 2018 que le nom Global Industrie entre dans le catalogue des grandes foires professionnelles européennes. Le salon est né de la fusion de quatre événements industriels : Smart Industries, dédié aux solutions digitales et connectées, Industrie, réunissant les technologies et équipements de production, Tolexpo (solutions et équipements pour la tôlerie) et Midest, dédié à la sous-traitance industrielle.

« Pour être fort, il faut un grand salon »

« Pour être fort, il faut un grand salon, a rappelé Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, président de cette 5e édition lyonnaise (lire notre article). C’était le souhait d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, exactement dans la même philosophie de Hanovre [la grande foire industrielle allemande]. Et nous devons avoir notre Hanovre : un très grand salon international attirant des exposants étrangers. » « Et on est en route », a-t-il poursuivi, lors de la conférence de presse à Paris, insistant qu’il était primordial que la France ait « un très grand salon » qui soit « une démonstration de puissance de nos systèmes de PME et d’ETI, souvent familiales d’ailleurs ».

Si l’agenda politique le permet, Roland Lescure, ministre de l’Industrie, a promis qu’il délocaliserait son cabinet durant deux jours, sur le salon même, avec ses conseillers, afin de multiplier les rencontres avec les industriels.

A Chassieu, aux portes de Lyon, le parc des expositions abritera plusieurs « villages thématiques » où sera présentée, sur un même espace, toute l’offre spécifique. Ainsi, les visiteurs pourront se rendre au village métrologie, où se tiendra le 21e Congrès international de métrologie de l’Association de la mesure industrielle (CFM). Le village européen déploiera ses solutions d’intelligence artificielle dédiées à l’industrie, avec la participation de la DGE (Direction générale des entreprises), et le soutien du Hub France IA. Un village start-up sera animé par des structures technologiques, telles que la Cetim, le Collectif startups industrielles (CSI France), l’association des métropoles lyonnaise et stéphanoise, qui représente les secteurs de la tech et du numérique French Tech One, le Réseau des SATT, qui regroupe toutes les sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT), et France Industrie, l’organisme professionnel de promotion de l’industrie en France. Enfin, le village des industries électroniques, celui de la maintenance et de l’IoT (Internet des objets) viendront compléter cette grande agglomération des technologies.

Pénurie de main-d’œuvre

Parce que la pénurie de main-d’œuvre figure parmi les grandes préoccupations des industriels, l’espace GI Avenir rassemblera toute l’offre de formations et d’accès à l’emploi, « un lieu avec des outils à disposition du public », a souligné Julie Voyer, directrice adjointe de Global Industrie, où tout sera mis en place pour « faire un maximum de rencontres avec des profils ». Mur d’annonces d’emploi et de CV, rencontre avec des coachs professionnels, job datings, découverte des métiers…

Valoriser les métiers sera également au cœur de la 2e édition des Golden Tech. Un concours industriel de quatre jours qui vise à démontrer l’évolution et l’importance des métiers dans l’industrie. L’occasion aux participants de se challenger et de « porter haut les couleurs de leur entreprise », car les Golden Tech s’adressent à tous les salariés. Il suffit de s’inscrire en ligne pour participer à la sélection, à l’issue de laquelle onze candidats par métier seront retenus. Cela va de la fonction de concepteur-designer, à celle de tourneur-fraiseur, métrologue et roboticien, jusqu’à celle de responsable en amélioration continue ou de la supply chain. Cette année, le thème sera l’hydrogène. Les sujets, qui seront dévoilés une heure avant l’épreuve, porteront sur la conception, le stockage ou la distribution de cette nouvelle énergie de propulsion des véhicules. Pour l’illustrer, la NamX, unique SUV français à hydrogène, et la H24, voiture à hydrogène des 24 heures du Mans, seront exposées sur l’espace des Golden Tech. Au final : trois médaillés (or, argent et bronze) et un chèque de 1 000 euros pour le vainqueur de chaque catégorie. Le palmarès sera annoncé le vendredi 10 mars, dernier jour du salon.

« Nouveau concept expérientiel »

Comme pour chaque édition, un grand nombre de conférences sont programmées, abordant les questions liées aux transitions, « sous la forme d’éclairages sur des solutions existantes et des retours d’expériences », note GL Events, la société organisatrice de Global Industrie. Il sera donc question de toutes les transitions que rencontre l’industrie, qu’elles soient énergétiques, écologiques, économiques, sociétales, y compris touchant les métiers et la relocalisation industrielle. Dix-neuf jours avant l’ouverture du salon, les lauréats des GI Awards seront annoncés. Le salon, rappelons-le, met en lumière, à travers ces trophées, « les innovations les plus pertinentes apportant une plus-value dans la production industrielle ».

Le salon jouera aussi la carte de l’expérience immersive. Avec la Dream Room, c’est un « nouveau concept expérientiel » qui attend les visiteurs de la 5e édition de Global Industrie. Un « cube immersif » de 4 mètres de hauteur, à l’intérieur duquel « une animation participative et des démonstrations d’exposants » qui permettra de rapprocher le public du monde de l’aéronautique. Chaque visiteur découvrira des projections d’images dynamiques sur les murs et le sol, abordant le passé et le futur de l’aéronautique, les hommes et les femmes ainsi que les technologies qui ont marqué son histoire. Le résultat promet d’être saisissant. L’expérience se prolongera en dehors de la Dream Room, avec la présence d’un pilote de la Patrouille de France, et la possibilité de s’installer dans des simulateurs de vol d’avions de chasse, dans un décor de pièces aéronautiques et autres maquettes d’avions.

Et enfin, Global Industrie aura sa chaîne digitale, diffusant en live les programmes du salon, de l’inauguration aux émissions en plateau, des interviews et une retransmission des conférences. « GI Channels, c’est notre BFM TV à nous », a confié Julie Voyer.

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