Comment choisir mon lubrifiant biodégradable et non écotoxique ?

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Afin de diminuer l’impact environnemental l’Etat a décidé de rendre obligatoire l’utilisation de lubrifiants plus respectueux de l’environnement. Les lubrifiants utilisables doivent répondre à des critères et exigences de biodégradabilité et d’absence d’écotoxicité. Or, il existe aujourd’hui toute une gamme de produits « BIO » présents sur le marché, mais tous ne satisfont pas aux exigences fixées par la future réglementation.

LE PRODUIT « BIO » CONFORME AUX EXIGENCES DE LA LOI

Le terme de « biolubrifiant » n’est pas normalisé. Le préfixe « BIO » actuellement présent sur les étiquetages des produits peut prêter à confusion. En effet, il ne signifie pas : que le lubrifiant est issu de biomasse, qu’il provient de l’agriculture biologique, qu’il est totalement biodégradable, qu’il est conforme avec la nouvelle réglementation.

Au sens de la loi, le « lubrifiant BIO conforme » doit répondre à 3 exigences écologiques.

Biodégradabilité :

La biodégradabilité mesure la dégradation d’une substance par l’action des microorganismes (bactéries, champignons…) Elle se déroule en plusieurs étapes jusqu’à obtenir la biodégradation ultime : stade auquel la substance est totalement transformée.

La future réglementation prévoit que les huiles biodégradables sont celles dont la biodégradabilité ultime (ou finale) est au moins de 90 % (réalisé selon les tests normalisés OCDE 301) pour les huiles hydrauliques et les huiles de chaîne et de minimum 75% pour les graisses et les huiles 2-temps.

La biodégradabilité primaire (test : CEC L 33), utilisé par certains constructeurs n’est pas suffisante car elle ne mesure pas la dégradation complète du produit.

Bioaccumulation :

Le lubrifiant ne doit pas être bioaccumulable, c’est-à-dire qu’il y a absence de contamination des organismes vivants dans l’écosystème par les substances chimiques non biodégradables.

Non écotoxicité :

L’évaluation de la toxicité potentielle d’une substance sur un milieu consiste à en mesurer les effets sur des organismes représentatifs de la chaîne alimentaire (micro-organismes, algues, daphnies ou poissons) en conditions standardisées de laboratoire. Des valeurs seuils sont déterminées pour chaque catégorie de lubrifiants.

–) Il faut s’assurer auprès du fournisseur que le lubrifiant étiqueté « BIO » réponde bien à ces critères et exigences (définies précisément par la décision 2005/360/CE de la commission européenne du 26 avril 2005).

–) Les produits portant l’écolabel européen (cf. encart ci-dessus) sont conformes aux exigences requises pour ces 3 critères.

Le label écologique européen, des exigences environnementales et techniques : un gage de conformité et de qualité • Biodégradable • Impact réduit sur le milieu aquatique et le sol : non écotoxique et non bioaccumulable • Teneur élevée en matières premières renouvelables • Satisfaisants à des exigences techniques propres à chaque lubrifiant.

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