
Virta, entreprise finlandaise spécialisée dans les solutions logicielles pour la recharge des voitures électriques, connaît une forte croissance malgré le ralentissement global de l’électrification des transports.
L’année dernière, Virta a doublé son chiffre d’affaires pour atteindre 78 millions d’euros, et bien que la croissance des ventes de voitures électriques ait ralenti en Europe, l’entreprise continue de croître avec un taux de 30 % en 2024.
Je souhaite vous proposer un échange avec Guillaume Noblet, DG France de Virta, pour parler de l’actualité du secteur des véhicules électriques dans le monde.
“Je reste confiant que l’électrification va s’accélérer, malgré des fluctuations économiques, portée par exemple par la volonté des entreprises pionnières du transport de réduire leur empreinte carbone et de se conformer aux directives européennes, ou encore par l’accélération de l’électrification des flottes par les grandes entreprises. Si l’on observe un ralentissement de la croissance en B2C, le B2B reste un relais de croissance prometteur.” explique-t-il.
Virta gère une plateforme digitale utilisée par des propriétaires de bornes et des conducteurs, avec environ 100 000 bornes en Europe et en Asie du Sud-Est. La croissance de la flotte de véhicules électriques en Asie du Sud-Est et en Australie contribue également à leur succès.
La société a récemment été choisie par Gentari, filiale de la société pétrolière malaisienne Petronas, pour déployer un vaste réseau de recharge.
Selon Guillaume Noblet, des acteurs majeurs comme Petronas choisissent des partenaires stratégiques à mesure que la part des véhicules électriques augmente et les besoins d’équipements en solutions de recharges sur les corridors autoroutiers transcontinentaux.
Même si la société a doublé son chiffre d’affaires l’année dernière, elle n’est pas encore à l’équilibre.
Il s’agit d’une stratégie à long terme assumée avec des investissements dans l’expansion, notamment en Asie du Sud-Est et en Europe du sud, pour s’assurer une part de marché importante dans un secteur en pleine expansion.
Enfin, Guillaume Noblet souligne “La transition énergétique actuelle implique une forte compétition entre les acteurs du secteur. La Finlande doit investir dans cette transition pour rester compétitive.
On rentre dans le dur de la transition énergétique. Il n’y a plus de retour en arrière, il faut y aller mais les marges de manœuvre sont trop faibles pour que ce soit largement subventionné par les États. Se pose alors la question de qui finance cette transition énergétique : le consommateur ?«
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