
Le Méthanol Institute (MI) et SEA-LNG, représentants clés respectivement des industries du méthanol et du gaz naturel liquéfié (GNL), expriment leurs profondes inquiétudes suite à l’annonce récente de la Commission européenne impactant le commerce du biométhane et des biocarburants à base de biométhane tels que biométhanol.
La Commission a pris note de son intention d’exclure la certification automatique des carburants à base de biométhane et de biométhanol produits selon une chaîne de contrôle de bilan massique dans des pays tiers en dehors des réseaux de gaz de l’UE au sein de la base de données de l’Union (UDB), un système informatique permettant de tracer la durabilité et l’origine des carburants renouvelables mis en service sur le marché européen.
Cette exclusion limitera considérablement l’utilisation de ces carburants critiques pour décarboner le transport maritime intra-européen et international, même si ces carburants étaient produits conformément aux réglementations de l’UE au titre de la directive sur les énergies renouvelables (RED).
Le Méthanol Institute, en tant qu’association commerciale représentant les intérêts mondiaux de l’industrie du méthanol, et SEA-LNG, une coalition industrielle multisectorielle promouvant les avantages du GNL comme carburant marin, sont particulièrement préoccupés par les impacts potentiels de ces mesures sur la compétitivité et dynamique du commerce international.
Si cela se concrétise, cela créera une barrière commerciale qui menacera d’entraver l’importation de biométhane et de biométhanol dans l’Union européenne, limitant ainsi la disponibilité et augmentant les coûts de ces carburants pour l’industrie du ravitaillement en Europe.
En outre, cela pourrait également empêcher les carburants produits à l’aide d’une chaîne de contrôle de bilan massique à partir de réseaux gaziers non européens, lorsqu’ils sont avitaillés dans des ports non européens pour être utilisés par des navires faisant escale dans des ports européens, d’être reconnus au titre de la directive sur les énergies renouvelables (RED). Par conséquent, ces carburants pourraient ne pas être en mesure de générer des crédits dans le cadre de l’EU ETS et de FuelEU Maritime.
En réponse à ces défis, MI et SEA-LNG appellent à la reconnaissance du biométhane et des carburants à base de biométhanol produits à l’aide d’une chaîne de contrôle de bilan massique à partir de réseaux gaziers non européens dans le cadre de l’UDB. Nous proposons une réunion urgente entre nos représentants et ceux de la Commission européenne pour discuter des amendements nécessaires pour garantir un avenir énergétique durable et compétitif pour le secteur maritime européen.
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