
L’état de la production d’huile de base à la raffinerie d’ExxonMobil à Port-Jérôme-sur-Seine, en France, n’était pas clair après une éruption sur le site hier après-midi.
Une personne est restée hospitalisée suite à l’incendie survenu dans une unité de distillation de brut. La société n’a fourni aucun autre détail sur l’état de santé de l’individu. Trois autres personnes ont été relâchées après avoir été soignées.
La raffinerie comprend une usine d’huile de base d’une capacité de production de 548 000 tonnes métriques par an d’huiles API du groupe I et de 150 000 t/an d’huiles du groupe II, ce qui en fait la troisième plus grande usine d’huile de base du continent.
La raffinerie dispose de deux unités de distillation, qui divisent le brut en différentes coupes de matières premières qui sont transformées en une gamme de produits fabriqués à la raffinerie, y compris les huiles de base. La société n’a pas précisé si l’unité où l’incendie s’est produit fournissait des matières premières pour l’usine d’huile de base.
Un porte-parole d’ExxonMobil a déclaré aujourd’hui que le personnel de l’usine n’avait pas encore évalué les dommages causés à l’unité en question. Il ne savait pas si l’usine d’huile de base ou l’unité de distillation fonctionnait.
L’incendie s’est déclaré lundi à 15h25, selon ExxonMobil, mais les responsables ont déclaré que la cause n’avait pas été déterminée. L’incendie a été éteint et le site était maîtrisé mardi à 4 heures du matin.
L’accident pourrait amplifier un resserrement croissant du marché du Groupe I en Europe. L’usine de Port-Jérôme est la troisième source d’approvisionnement du Groupe I de la région après l’usine du Groupe I de Sonatrach de 782 000 t/an à Augusta, en Italie, et l’usine Eni de Livourne, en Italie, avec une capacité de production de 600 000 t/an de Groupe I et de 35 000 t/an de Groupe I. /y du groupe II.
Eni est en train de fermer son usine d’huile de base alors qu’elle convertit l’ensemble de la raffinerie pour fabriquer des carburants biosourcés. Cette décision avait déjà déclenché des spéculations selon lesquelles l’Europe, longtemps exportateur net de pétrole du groupe I, pourrait devenir un importateur net de cette catégorie. Un certain nombre de négociants étudieraient actuellement la possibilité d’expédier le Groupe I depuis les États-Unis, qui disposent également d’un excédent de ces pétroles.
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