
La troisième Conférence de l’OACI sur l’aviation et les carburants alternatifs (CAAF/3), organisée à Dubaï, aux Émirats arabes unis, a marqué une étape importante dans le parcours du secteur de l’aviation internationale vers la décarbonation. Du 20 au 24 novembre 2023, les dirigeants mondiaux de l’aviation ont convergé pour approuver un cadre novateur visant à propulser la transition énergétique propre de l’industrie.
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), une agence des Nations Unies créée en 1944, facilite la coopération entre 193 pays pour partager le ciel dans l’intérêt mutuel.
Le Cadre mondial récemment adopté par l’OACI pour les carburants d’aviation durables (SAF), les carburants d’aviation à faible teneur en carbone (LCAF) et d’autres énergies plus propres pour l’aviation représente un engagement unifié de l’OACI et de ses États membres. L’objectif collectif est de réduire les émissions de CO2 dans l’aviation internationale de 5 % d’ici 2030, un bond significatif par rapport au niveau de référence actuel de zéro consommation d’énergie plus propre.
Ce cadre n’est pas seulement un ensemble de lignes directrices ; c’est une vision pour un avenir plus propre de l’aviation. Il englobe des fondements réglementaires harmonisés, des initiatives visant à soutenir la mise en œuvre et un accès amélioré au financement. Cette approche inclusive garantit qu’aucun pays n’est laissé pour compte dans la transition mondiale vers une aviation durable.
La flexibilité du cadre est essentielle. Il reconnaît les circonstances et les capacités uniques de chaque État, leur permettant de contribuer à la vision collective d’une manière qui s’aligne sur leurs délais et ressources nationaux. Cette approche évite d’imposer des obligations rigides de réduction des émissions, mais favorise plutôt un environnement collaboratif propice au progrès.
Salvatore Sciacchitano, président du Conseil de l’OACI, a souligné le rôle du cadre dans l’intensification du développement et du déploiement du SAF, du LCAF et d’autres énergies aéronautiques plus propres. Il a souligné la nécessité de clarté, de cohérence et de prévisibilité pour impliquer les parties prenantes dans et au-delà du secteur de l’aviation. Cette clarté est cruciale pour les investisseurs, les gouvernements et autres qui ont besoin de certitude quant aux politiques, réglementations et investissements nécessaires pour soutenir cette transition de manière équitable.
Juan Carlos Salazar, secrétaire général de l’OACI, a souligné que parvenir à zéro émission nette de carbone d’ici 2050 nécessite des investissements et un financement substantiels et soutenus. Il a souligné l’importance d’un soutien et d’un renforcement des capacités fiables et abordables, en particulier pour les États ayant des besoins spécifiques, car ils font partie intégrante de l’effort mondial.
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